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REGISTRES DU BUREAU
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[i562]
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deçà, estant bien maryé qu'il n'en est sorty le fruict et le repos à ce royaulme, que j'esperois plus de la grace de Dieu que de la dureté de ceulx ausquelz j'avois affaire, mais j'auray ce contentement en moy, et croy que je seray justifiée devant Nostre Seigneur etloutlemonde que je y ay faict tout ce qu'il m'a esté possible, comme je remectz àivous, Mess™, à en juger après avoir ouy mond, cousin le mareschal, que je
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vous prye croire sur ce comme vous feriez moy
mesmes. Priant Dieu, Mess™, vous avoir en sa garde.
"Escript à Chasleaudun, le deux"16 jour de Juillet
mil vc lxii O. n
Signé : CATHERINE.
Et au dessoubz : de L'Aubespine. Et sur le doz : A Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
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CCVI. — Ordonnance de mons1' le mareschal de Brissac — Les Cinquanteniers et Dixeniers marcheront en armes comme les autres.
7 juillet 1562. (Fol. 126 r°.)
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Du vu" Juillet v° lxii.
Charles de Cossé, conte de Brissac, chevalier de l'Ordre, mareschal de France et Lieutenant general du roy en sa ville de paris.
«Sur ce que les cappitaines des Dixaines de ceste Ville nous ont remonstré que les Cinquanteniers et Dixeniers d'icelle entendent estre exemptz à cause de leursdietz estatz d'aller aux monstres, reveues, gardes desportes de jour et de guetz de nuict, et que si telle exemption a lieu, plusieurs aultres de plus grande qualité pretendront, auront plus d'occasion d'obtenir le semblable, au moyen de quoy ile nombre d'hommes, que l'on pense avoir en ceste dicte Ville et dont l'on faict estat de se prevalloir pour la seuretté et deffence d'icelle, se trouveroytgrandement diminué, nous avons dict et ordonné, disons et ordonnons par ces presentes que lesd. Cinquanteniers
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et Dixeniers seront tenuz d'aller en personne avecq les armes dont ilz seront pourveuz et qui leur auront estees ordonnées par leurs cappitaines en leurs compaignyes et Dixaines respectivement, toutes les foys que leurs ensignes marcheront tant pour les monstres, reveues, gardes et guetz, quc pour aultres affaires qui pourront subvenir, et ce sur peyne de l'amende qui sera arbitrée selon la faulte et la qualité des personnes, pourveu qu'il n'y aict toutesfois excuse de maladye ou aultre legitime, auquel cas seront admis y envoyer ung homme en bonequipaige en leur lieu.
"Donné à Paris, le sixiesme Juillet mil v° lxii.n Ainsi signé : Brissac
Etau dessoubz : Billart.
Nota : qu'il y a aultre ordonnance dud. s' mareschal , enregistrée cy après à la fin de Decembre (2).
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CCVII. — Lettrés de la Roîne contre ceulx de Meaulx.
8 juillet 1562. (Fol. 126 v°.)
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"Mess", ad ce que nous voyons, ceulx de Meaulx font demonstration de n'estre pas si obéissans que
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nous desirons '3), de sorte que par aventure sera il besoing d'y employer quelque force, laquelle nous ne
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C Des lettres de même teneur furent adressées lle 1 " juillet par la Reine-Mère au Parlement de Paris; elles sont reproduites dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. I,p. 35i, et accompagnées du texte des instructions envoyées par Catherine au maréchal de Brissac au sujet de l'entrevue avec le prince de Condé; ces instructions durent étre communiquées, suivant le désir de la Reine, à Messieurs de la cour du Parlement ainsi qu'aux Prévot des Marchands et Echevins de la ville de Paris.
(2) L'ordonnance en question, datée du 22 juillet 1562, est transcrite au folio i5g r° du Registre; nous la rétablissons ci-après à sa ilato.
(3) Meaux venait d'être le théâtre des plus graves désordres; on voit par les Mémoires de Claude Haton, 1.1, p. 247, et par le Journal de l'année 156a, publié dans la Revue rétrospective, 1 " série, t. V. p. 171, que les églises do celte ville avaient été, le 2 3 j uin, entièrement pillées et saccagées par les huguenots, qui n'avaient rien laissé debout, emportant ou détruisant jusqu'aux biens des curés et chanoines, sans ménager leurs personnes. Pour faire cesser ces désordres, "pillerieset saccagemens», le Roi avait, dès le 27 juin, envoyé aux habitants de Meaux deux de ses gentilshommes, puis le s'd'Armentièros avec une compagnie de 200 chevau-légers, et, non content de ce, il se proposait de leur écrire uune bonne et roidde despechen, en leur intimant l'ordre de retirer les chaines qu'ils avaient tendues au travers de la Marne pour empêcher l'arrivage des vivres à Paris. L'Echevinage parisien ayant manifesté le désir do mettre sur pied quelques troupes afin de résister aux rébellions des gens de Meaux, Charles IX demanda sur ce point l'avis du Parlement par une lettre missive du 1" juillet. Catherine de Médicis, informée des troubles en question, fit savoir le 4 juillet au Parlement son intention de
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